Funérailles: nouvelles directives diocésaines (15 mai 2020)

Par arrêté de police du 15 mai 2020, le gouverneur de la Province de Liège a permis de célébrer à nouveau les funérailles (et les mariages) dans les églises sous certaines conditions (30 pers. max., respect des distances de sécurité, etc).
Le document « Directives diocésaines pour la célébration de funérailles en temps de déconfinement partiel » disponible ICI   donne un certain nombre de directives, recommandations ou conseils pour une bonne organisation de ces célébrations dans le respect des règles en vigueur.

Célébrer la Pentecôte à domicile

Vivre la Pentecôte chez soi

 Cinquante jours après Pâques, nous voici toujours confinés, au moins partiellement : les mesures sanitaires nous empêchent en tout cas de nous rassembler en communauté chrétienne pour « chanter, prier, célébrer » notre foi.

Comme celles du même type présentées à l’occasion de la Semaine Sainte, vous trouverez ci-dessous deux propositions de célébrations;

Ces propositions s’offrent comme une possibilité parmi d’autres de vivre, nourrir sa foi dans la prière et l’écoute de la Parole. Qui ignore la place décisive de l’Esprit dans nos vies de femmes et d’hommes, quand l’impossible devient possible non par nos propres forces mais celle inouïe du Souffle de Dieu ?

« Viens, Esprit de Dieu » sera donc notre prière assidue en ces jours. On peut utiliser ce matériau pour la prière individuelle, en couple ou en famille… Deux versions existent : l’une pour adultes seuls, l’autre comporte des pistes pour intégrer les enfants dans cette démarche. Chacun adaptera le déroulement à sa situation.

    Célébrer la Pentecôte à domicile (adultes seuls)

    Célébrer la Pentecôte à domicile (adultes avec enfants)

 

Pentecôte à Banneux…

Comme chaque année, le lundi de Pentecôte, nous aurions dû aller en « pèlerinage » à Banneux. C’est une tradition qui, au départ, s’adressait uniquement aux enfants se préparant à la Profession de Foi et à leurs parents. Depuis l’an dernier, nous l’avions élargie à tous, dans le cadre d’une rencontre intergénérationnelle de l’UP. Inutile de rappeler pourquoi nous n’y allons pas cette année !
Mais si nous ne pouvons pas faire une « apparition » à Banneux, nous pouvons peut-être prendre le temps d’entrer en communion avec Marie qui, elle, ne s’est pas masquée pour délivrer un message d’une brûlante actualité. Finalement, quand on y réfléchit, la petite Mariette, en 1933, n’a pas pris d’auto, ni même de bus, pour se rendre à un rendez-vous… inhabituel. Elle n’a fait que marcher un peu plus loin que la limite du jardinet de ses parents… Un rendez-vous « inhabituel » ? Et si nous en avions un à notre tour, imposé par la situation ? Sortir de ses habitudes, n’est-ce pas s’offrir l’opportunité d’une rencontre à laquelle nous n’aurions jamais pensé ?
Marie, à Banneux, nous attendait ce 1er juin. Ne La décevons pas ; allons vers Elle, tout en restant chez nous, en espérant que dès l’an prochain, nous irons, tous ensemble, La remercier d’être toujours à nos côtés… En toute discrétion, mais avec la même confiance qu’Elle a mise, autrefois, dans une fillette bien de chez nous…
Frédéric Grätz, assistant paroissial

Invités à la patience …

Si la période de confinement a engendré son lot d’impatiences et d’énervements, le déconfinement progressif que nous vivons éprouve peut-être encore plus notre patience. On va vers la reprise… mais on ne sait pas toujours quand et comment. On déconfine mais lentement et prudemment. L’horizon se dégage de semaine en semaine mais d’aucuns craignent une « seconde vague » qui obligerait de devoir faire marche arrière.
Plusieurs secteurs de la société rongent leur frein… et espèrent. Il en va de même pour nos communautés et la vie d’Eglise. Quand pourra-t-on reprendre les eucharisties ? Quand pourra-t-on se marier et baptiser notre enfant ? Pas de réponse encore à donner… sinon attendre.
A la fin de sa conférence de presse du 13 mai, Sophie Wilmes s’exprimait en ces termes : « La prochaine étape de notre déconfinement n’aura pas lieu avant le 8 juin. Nous devrons étudier dans quelle phase et dans quelles conditions nous pourrons élargir les contacts sociaux, (…) autoriser la reprise des services de cultes sous certaines conditions et permettre l’organisation de manifestations et d’événements de taille diverse. » De nouvelles d’informations seront probablement communiquées ce mercredi 3 juin, date de la prochaine conférence de presse. A l’heure actuelle, seules les funérailles peuvent à nouveau se célébrer dans les églises sous conditions dans le respect des règles en vigueur.
« Patience et longueur de temps font plus que force et que rage » écrivait La Fontaine dans une de ses fables (Le lion et le rat). « A chaque jour suffit sa peine, demain s’occupera de lui-même » (Mt 6,25) poursuit l’Evangéliste. Que les célébrations puissent reprendre le plus rapidement possible, c’est notre désir à tous. Mais il nous faut encore un peu attendre… Alors que nous approchons de la Pentecôte, que le Seigneur nous donne son Esprit de patience. L’Esprit Saint, rien ne peut le confiner !

Abbé Armand Franssen

« Condr’aujourd’hui » …en confinement lui aussi !

Bien que l’étau se relâche progressivement et que la vie reprenne quelque peu son cours normal après une telle secousse, le confinement, qui nous a tous affligé ces longues semaines, reste toujours bien d’actualité. Il en va hélas de même pour Condr’aujourd’hui. Notre journal paroissial, qui devait paraître au début du mois de juin, ne verra malheureusement pas le jour. Nous en sommes désolés d’autant plus que nous avons longtemps patienté avant de prendre une décision difficile ; celle-ci devenait toutefois inéluctable au fur et à mesure que les jours s’écoulaient.
La philosophie qui encadre la réalisation de notre publication repose aussi bien sur les échanges d’idées des membres de l’équipe, sur leurs contacts formels et réguliers, que sur la convivialité qui doit être au centre des rencontres ; le tout faisant ainsi naître les articles. Nous n’avons pas voulu déroger à ces principes de base tant nous y sommes attachés.
C’est donc avec regret que nous nous voyons dans l’obligation de reporter la prochaine parution au mois de septembre en espérant que cette satanée crise sanitaire sera bien derrière nous et que nous pourrons vous présenter un numéro 23 que vous découvrirez avec plaisir. C’est toute notre ambition. Dans les semaines qui vont suivre, nous allons nous remettre à la tâche. Croyez bien que la matière ne manque pas !
En un peu plus de cinq années d’existence, Condr’aujourd’hui connaît ainsi un coup d’arrêt. Nos distributeurs bénévoles, dont nous saluons copieusement les mérites, ne s’en plaindront peut-être pas, eux qui déploient tant d’efforts pour épauler cette belle initiative de notre Unité Pastorale. Ils reprendront le collier avec enthousiasme.
Chère lectrice, cher lecteur, poursuivez bien le déconfinement, restez surtout prudents et rendez-vous en septembre après un bel été…et sans virus…
José Warnotte et toute l’équipe de rédaction